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Le CHArMe inaugure son nouveau bloc opératoire et sa stérilisation

AubenasCommunication

Opérer près de chez soi, une nécessité.

Coupure du ruban tricolore dans le nouveau bloc opératoire du CHArMe.
Un nouveau chapitre pour la chirurgie publique en Sud-Ardèche.
15,5 M€d’investissement
6 sallesd’intervention
950 m²pour la stérilisation
10 placesen surveillance post-interventionnelle

15,5 millions d’euros, six salles d’intervention, une stérilisation six fois plus grande et une passerelle directe vers la maternité : le Sud-Ardèche se dote d’un outil chirurgical neuf. Les premiers patients y seront opérés début novembre.

Ce vendredi 2 octobre au matin, le Centre hospitalier d’Ardèche méridionale (CHArMe) a inauguré à Aubenas son nouveau bloc opératoire et sa nouvelle unité de stérilisation. La cérémonie s’est tenue en présence de Mme Cécile Courrèges, directrice générale de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, de M. Fabrice Brun, député de l’Ardèche, représentant M. Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, de Mme Anne Ventalon, sénatrice de l’Ardèche, de Mme Sandrine Genest, vice-présidente du Département de l’Ardèche en charge de la santé, et de M. Jean-Romain Ribeyre, maire d’Aubenas et président du conseil de surveillance du CHArMe. La matinée s’est poursuivie par la visite du bloc et de la stérilisation, conclue par la coupure du ruban.

Opérer près de chez soi, une nécessité

Le projet répond à une question simple : comment continuer à proposer une chirurgie publique de proximité dans un territoire éloigné des grands centres ? « Quand on parle d’hôpital en Ardèche, on parle vite de distances. Ici, pas de gare de voyageurs, une autoroute de l’autre côté du Rhône, des routes qui tournent. Être opéré près de chez soi n’a rien d’un confort. C’est une nécessité », rappelle Julien Cestre, directeur du CHArMe.

Pour le Dr Julie Audigier, présidente de la commission médicale d’établissement, l’enjeu dépasse les murs : « C’est aussi un argument fort pour attirer et garder des professionnels, et pour former ici les étudiants en santé. Pouvoir vivre sur un territoire, c’est aussi savoir qu’on pourra y être soigné, près de chez soi et en sécurité. »

Ce que le nouveau bloc change

  • 6 salles d’intervention, conçues avec les équipes qui y travailleront ;
  • 10 places en salle de surveillance post-interventionnelle ;
  • une stérilisation de 950 m², contre 150 m² aujourd’hui, installée à proximité immédiate du bloc ;
  • une passerelle directe vers le secteur obstétrical : en cas de césarienne en extrême urgence (le « code rouge »), l’objectif est une naissance dans les 15 minutes qui suivent la décision.

« Pour la maternité, disposer d’un bloc moderne et immédiatement mobilisable, c’est une sécurité supplémentaire pour les femmes qui accouchent chez nous, quand une intervention devient nécessaire », souligne le Dr Sara Fois, cheffe du pôle chirurgie-femme-mère-enfant. Le nouveau bloc doit aussi permettre « de développer l’ambulatoire et d’accueillir de nouvelles pratiques et de nouveaux praticiens ».

La coordination médicale du bloc réunit deux regards, chirurgical et anesthésique, avec le Dr Davide Polo, chirurgien urologue, et le Dr Antoine Mortazavi, anesthésiste-réanimateur. « La sécurité du patient se joue avant, pendant et après l’intervention », insiste le Dr Mortazavi. « Au bloc, personne ne travaille seul. Sans l’infirmière qui prépare la salle, l’anesthésiste, le brancardier, l’agent qui nettoie, l’équipe de stérilisation, un chirurgien ne fait rien », ajoute le Dr Polo.

La stérilisation, l’autre cœur du projet

Moins visible que le bloc, la stérilisation a pris la même place dans le projet. Installée au plus près des salles d’opération, la nouvelle unité raccourcit les circuits et sécurise la remise à disposition des instruments. « Chaque instrument passe par la stérilisation : lavage, contrôle, conditionnement, traçabilité. C’est un travail de précision, invisible pour le patient, mais sans lui aucune intervention n’est possible », explique le Dr Alain Lenoir, chef du pôle médico-technique.

Huit ans de projet

Le projet ne part pas d’une simple envie de neuf. En 2018, l’étude sur le traitement d’air montre qu’une rénovation du bloc existant imposerait de fermer une salle pendant un an : le scénario est abandonné. En février 2021, l’ARS redéfinit le programme, qui intègre la sécurité électrique, une stérilisation neuve et la liaison avec le secteur obstétrical. Le chantier démarre en septembre 2024 et la première pierre est posée le 14 octobre suivant.

L’investissement s’élève à 15,5 millions d’euros, dont 5 millions d’euros de subventions : 3 millions de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes et 2 millions de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Prochaine étape : les premiers patients

Le mois d’octobre est consacré aux derniers contrôles, aux simulations et à la prise en main des espaces par les équipes. Les premières interventions sont prévues début novembre, dès que toutes les conditions de sécurité seront réunies.

D’ici là, l’activité chirurgicale se poursuit normalement dans le bloc actuel : les patients déjà programmés n’ont aucune démarche à effectuer.

Le CHArMe remercie l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes et la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour leur soutien, ainsi que l’ensemble des professionnels qui portent ce projet depuis le début.

Centre hospitalier d’Ardèche méridionaleInauguration du nouveau bloc opératoire et de la stérilisation · 2 octobre 2026